Sur Les Conventions Collectives En Grèce

Des hausses de salaires et les pensions de retraite

Avec des conventions collectives

 

Tout ce qu’on doit savoir sur les Conventions Collectives de Travail

 

Une Convention Collective de Travail est un accord écrit entre les organisations syndicales des travailleurs et les unions des patrons définissant les conditions de rémunération et de travail, ainsi que les droits et obligations de deux parties.

Les conventions collectives de travail ont été nées vers la fin du siècle passé par la nécessité d’améliorer le niveau de vie de la classe ouvrière subissant l’exploitation du patronat. Elles ont été imposées dans de nombreux pays et secteurs avec la reconnaissance et le renforcement des organisations syndicales ouvrières grâce à de grèves dures. L’établissement des conventions collectives a fait l’objet d’une lutte avec des demandes décisives de la part des travailleurs, parce que le patronat n’a jamais cessé d’essayer de compresser les salaires et les droits vers le bas, même en temps de croissance économique.

L’offensive de l’UE et de tous les gouvernements à ce jour, surtout depuis l’application de trois « Memoranda », a renversé tout le cadre légale portant sur les conventions collectives qui a été acquis petit à petit par le mouvement ouvrier du pays, de 1955 au 1990. La quasi-totalité des conventions collectives de branche ont été supprimés et le salaire minimum a été abaissé par loi à 586 euros, voire à 511 euros pour les moins de 25 ans.

Aujourd’hui, la grande majorité des ouvriers travaille avec des conventions individuelles de travail. Dans le même secteur, voire dans le même lieu de travail, il n’existe pas de statut commun en ce qui concerne les conditions de travail. Seize différents types de relation de travail règlent, non seulement les salaires, mais aussi des questions concernant le temps de travail, la protection de la maternité, les libertés syndicales et individuelles, la définition des devoirs et des droits et autres droits garantis par un règlement collectif.

Pour cette raison, tous les travailleurs, nous devons bien connaître ce que c’est une convention collective et pourquoi elle est importante pour notre vie dans et hors les lieux de travail. Nous devons tous être informés, organisés et actifs dans nos syndicats, apprendre tout ce dont on a besoin pour que les conventions collectives de travail deviennent l’affaire de tous les travailleurs.

Seulement si on comprend leur nécessité, on pourra arracher du patronat avec des luttes des conventions collectives qui récupèrent les pertes subies, en ayant toujours comme critère nos propres besoins.

 

Les Conventions Collectives de Travail en détail :

  • Elles règlent le temps de travail journalier et hebdomadaire, qui sert comme référence pour nos salaires.

  • Elles déterminent le prix auquel les travailleurs vendent leur force de travail (salaire, rémunération) de façon collective, pour qu’aucun patron ne puisse le définir à volonté.

  • Elles définissent les conditions de travail des travailleurs, ainsi que toute une série de droits que la classe ouvrière a acquis durant les deux siècles derniers. Sans elles, les travailleurs sont faibles devant les appétits du patronat qui veut continuer à définir nos vies de façon individuelle, dans et hors les lieux de travail.

 

 

Nous Luttons Pour

1. Une nouvelle Convention Collective Nationale Générale de Travail, le rétablissement par loi du salaire minimum à 751 euros brut. Des augmentations dans les salaires, les pensions de retraites et les allocations sociales.

2. La suppression immédiate de toutes les lois contre les travailleurs qui attaquent les Conventions Collectives. Nous demandons qu’elles soient appliquées pour tous les travailleurs et qu’elles soient obligatoires pour tous les patrons.

3. Un emploi permanent, stable et avec des droits pour tous les travailleurs, suppression de toutes les formes flexibles de travail, suppression des conventions individuelles de travail et des Associations de Personnes (association des ouvriers imposés par les patrons pour se mettre d’accord sur des coupes dans les salaires).

4. Nous luttons pour un temps de travail journalier et hebdomadaire fixe, pour 7h par jour, 5 jours de travail par semaine, 35h de travail hebdomadaire et pour la garantie, par les Conventions Collectives, de toutes les allocations, de tous les salaires supplémentaires, des congés et des mesures pour la protection de la maternité.

5. Suppression de la division entre d’anciens et de nouveaux ouvriers. Les étudiants en stage et les apprentis doivent avoir de pleins droits au salaire, au travail et à la Sécurité Sociale.

6. Stop à l’esclavagisme des programmes d’emploi et l’odieux statut des salariés en location. Fermeture immédiate de toutes les sociétés de recrutement en sous-traitance, ces sociétés d’emploi-esclavage.

7. Nous demandons le rétablissement des salaires à leur niveau d’avant-crise dans la Fonction Publique avec des augmentations dans les salaires, avec la récupération des pertes subies et le rétablissement du salaire du 13ème et du 14ème mois.

 

 

 

 

 

 

Les conventions collectives jusqu’en 2012

  • Aucun salaire brut d’ouvrier n’a été inférieur à 751 euros.

  • Tous les patrons étaient obligés d’appliquer les accords de branche conclus avec les organisations syndicales.

  • Il n’existait aucune distinction de salaires et de droits entre les anciens et les nouveaux travailleurs.

  • Les travailleurs pouvaient choisir l’accord le plus bénéfique pour eux.

Les conventions collectives à ce jour

  • Le salaire minimum est à la hauteur de 586 euros brut par loi. La majorité des ouvriers dans le pays gagnent le salaire minimum.

  • Il y a de peu nombreuses conventions collectives de branche que le patronat n’a pas d’obligation d’appliquer puisque leur application n’est plus obligatoire depuis 2012.

  • Il existe de centaines de conventions d’entreprises conclus par des syndicats contrôlés par le patronat ou par les fameuses « Associations de Personnes » que les patrons eux-mêmes fondent avec leurs cadres afin d’abaisser les salaires et les droits au plus bas.

  • La plus grande partie de travailleurs travaille avec une convention individuelle, dans laquelle le patron définit lui-même le niveau de salaires et de droits, sous la menace du chômage.

 

C’est Quoi Aujourd’hui Un Besoin Moderne Pour Le Travailleur Et Sa Famille

Aujourd’hui, il est plus que jamais nécessaire de redéfinir ce qui est un besoin moderne pour le travailleur et sa famille.

La richesse générée par le travailleur est multiple en comparaison avec celle des dernières décennies, tandis que l’évolution des technologies et des sciences a considérablement contribué au niveau de la vie de l’homme. Alors, ne pouvons-nous pas adapter nos exigences aujourd’hui en fonction de ce que nous produisons ? Pouvons-nous nous contenter sur ce que nous avons considéré comme besoins, avant 40, 30 ou même 20 ans ? Pouvons-nous nous réconcilier avec des miettes, le demi- travail – demi-vie, le travail non assuré ?

 

Aujourd’hui, un besoin moderne est :

  • L’emploi permanent et stable tout au long de l’année, sans que le chômage et travail à mi-temps soient un obstacle à la survie des travailleurs.

  • La sécurité sociale pour assurer un filet de protection plus large, pour qu’il y ait, après une vie de travail, une protection et une vie décente grâce à des pensions, qu’ il y ait une couverture totale et du soins de la famille populaire des travailleurs, le droit et la protection de la maternité, l’assurance pour les enfants , allocations sociales pour les groupes les plus vulnérables.

  • Les salaires qui répondent à un niveau de vie élevée en fonction de la richesse produite et des besoins des familles de travailleurs.

  • La réduction du temps de travail afin que le travailleur soit en mesure de profiter de l’effort de son travail, de développer les activités qu’il souhaite, de consacrer plus de temps à sa famille.

  • Accès gratuit, exclusivement public et universel à l’éducation et à la rétablissement de sa santé.

  • La résidence populaire pas chère avec toutes les commodités offertes par le développement de la science et de la technologie, sans la menace des ventes aux enchères.

  • Les vacances et les loisirs, le tourisme et la possibilité pour le travailleur de connaître son pays, d’autres lieux et cultures.

 

 

Le Rôle Négatif De La GSEE Et De L’adedy (Membre D’etuc En Grèce) Et Du Syndicalisme Patronal Et Du Gouvernement Dans Une Série Fédérations Et Unions Syndicales.

La GSEE est l’organisation syndicale de troisième niveau (confédération) à laquelle appartiennent des unions syndicales et des unions départementales de Grèce. GSEE signe la Convention Collective Générale Nationale du Travail (EGSSE) qui comprend les conditions minimums et les régulations de travail pour tous les travailleurs et en fait, à partir de 1995 elle est la base financière de toutes les conventions collectives du pays.

La direction de la GSEE n’a jamais signé d’ EGSSE qui réponde aux besoins des ouvriers, ni dans les périodes de croissance économique. Après le déclenchement de la crise, la GSEE a accepté et a signé pour des salaires de 586euros qui est la base des négociations pour les conventions collectives de chaque branche.

Même aujourd’hui elle négocie ceux qu’elle va concéder à eux, sans organiser aucune lutte. Elle promeut le «partenariat social», la collaboration avec les patrons et la soumission des ouvriers aux choix des grands entreprises.

La même direction est suivie par la direction de grandes Fédérations et Syndicats qui signent dans les Conventions Collectives la réduction des salaires et des limitations des droits en augmentant le profit des grands patrons au détriment de la vie des ouvriers. Il s’agit des collaborateurs des gouvernements et des partis qui soutiennent ce barbare système capitaliste.

Quels syndicats voulons-nous ?

Nos syndicats sont des organisations de tous les travailleurs d’un secteur ou d’une entreprise et ils doivent jouer un rôle important non seulement pour la défense de nos intérêts, mais aussi sur la réflexion et l’activité commune contre les politiques conduisant la classe ouvrière vers le constant appauvrissement et vers notre soumission au barbarisme qu’ils veulent imposer.

Les syndicats doivent être massifs, ouverts, démocratiques et y concentrer tous les ouvriers n’importe la nationalité, la couleur, la religion et les convictions politiques. Ils doivent défendre les intérêts de leurs membres envers le patronat et les éduquer sur l’esprit de la lutte de classe.

Les syndicats doivent répondre immédiatement à toute attaque des patrons contre nos droits, les licenciements, les conditions de travail, ils doivent organiser et mobiliser les ouvriers. À travers cette route, les associations acquièrent la confiance des ouvriers et ils deviennent massifs et forts. De cette façon, les syndicats doivent revendiquer les conventions collectives qui correspondent aux besoins de la classe ouvrière.

Tels sont les syndicats que nous voulons !

Quel Mouvement Ouvrier Voulons-Nous Aujourd’hui ?

Un mouvement de classe, organisé, et hostile contre le patronat, ses lois et son pays.

Un mouvement massif et établi ayant comme critère le lieu du travail et le secteur.

Un mouvement sans les collaborateurs des patrons et du gouvernement.

Un mouvement qui ne lutte pas seulement pour des améliorations partielles, mais pour l’ensemble des besoins de la famille ouvrière, pour le renversement et l’abolition des rapports d’exploitations.

Un mouvement internationaliste qui lutte pour un but commune dans chaque pays.

Le PAME lutte quotidiennement pour un tel mouvement de classe.

Le PAME dans chaque secteur et en général c’est un «lieu» de rassemblement des syndicats, des syndicalistes, des comités de lutte de classe qui luttent en coordination avec un plan national et massif, ayant un cadre d’objectifs de lutte , exprimant les intérêts de la classe ouvrière et se heurtant è la stratégie du capital, à la politique générale contre les travailleurs exprimée par ses gouvernements et l’UE.

Le PAME unifie des fonctionnaires, les travailleurs du secteur privé, les pensionnaires, les chômeurs etc. Il n’attend pas l’ADEDY et la GSEE pour passer à l’action. Il essaie quotidiennement de développer la lutte à travers les unions qu’il regroupe.

 

 

 

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